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Le vice-recteur Paulin Mulatris est favorable à la création d’un ombudsman fédéral à l’immigration

Deux étudiants jumeaux ont fait leur demande d’admission pour venir étudier à l’Université de l’Ontario français (UOF). L’un d’eux obtient son permis d’études, l’autre se le voit refuser. Tous deux ont les mêmes données et les mêmes preuves financières suffisantes pour étudier au Canada.  Sur quoi s’est basé le refus de permis d’études d’un des deux frères? Cette question, le vice-recteur aux études et à la recherche l’UOF, M. Paulin Mulatris l’a posée au Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration.  Le vice-recteur y témoignait ce jeudi à titre d’expert.

« Deux agents différents ont-ils traité leurs dossiers? Les critères ne sont donc pas assez objectifs et laissent place à une interprétation différente pour que ces jumeaux n’aient pas les mêmes chances. » M. Paulin Mulatris dénonce ainsi ce qu’il qualifie de manque de transparence dans le traitement des dossiers des demandeuses et demandeurs de permis d’études d’Afrique au Canada.

L’Université a vu près de 75 % de demandes de permis d’études être refusées à ses candidates et candidats au baccalauréat et 30 % n’ont toujours pas reçu de réponse du centre de traitement des dossiers. Et, pourtant, les études menées par l’Association des collèges et des universités de la francophonie canadienne établissent clairement que les collèges et les universités sont des voies de renforcement du fait français au pays. 

Fort de ces constats, le vice-recteur appuie la mise en place d’un ombudsman à l’immigration qui pourrait apporter un regard externe sur le traitement de dossiers des demandeuses et demandeurs, ainsi que sur le travail des agentes et agents du ministère d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. La proposition de créer un poste d'ombudsman émise par l'organisme Le Québec c'est nous aussi le 3 février a donc trouvé écho en Ontario, M. Mulatris demande également de clarifier les critères d’octroi de permis d’études des étudiantes et étudiants. « Utilise-t-on des critères relatifs à l’immigration ou des critères reliés aux études et en fonction de la qualité académique des dossiers ou des conditions financières remplies? »  Pour lui, c’est une ambiguïté dans la manière dont on pose les questions aux candidates et aux candidats qui souhaitent venir étudier au Canada et cela doit être réglé.

 

Source et information :
Anaïs Latulippe
Anais.latulippe@uontario.ca

Dernière modfication le 17 février à 10 h 30.