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Fété Ngira-Batware Kimpiobi, bénévole et membre du Conseil de gouvernance

L’Université de l’Ontario français est régie par un Conseil de gouvernance dont le rôle est d’administrer et de gérer les affaires de l'Université. Les membres de ce Conseil sont aussi appelés à faire connaître et renforcer l’image publique de l’UOF. Mais qui sont ces personnes qui font partie du Conseil de gouvernance de l’UOF et qui choisissent d’y consacrer plusieurs heures par mois, de façon tout à fait bénévole?

À l’occasion de la Semaine de l’action bénévole 2021, qui se déroule du 18 au 24 avril, l’UOF vous propose d’aller à la rencontre de Fété Ngira-Batware Kimpiobi, membre du Conseil de gouvernance, depuis sa formation en avril 2018.

Arrivée au Canada il y a une vingtaine d’année, elle fonde en 2007 l’organisme SOFIFRAN (Solidarité des femmes immigrantes francophones du Niagara) en collaboration avec un groupe de femmes immigrantes francophones, afin de favoriser l’intégration des nouveaux arrivants et dynamiser la communauté francophone locale. C’est d’ailleurs cette implication communautaire dans la région de Niagara et sa compréhension des enjeux vécus par les familles immigrantes francophones qui l’incitent à s’engager dans le projet de l’UOF.

« Je réside dans la région de Niagara et j’ai constaté que nous perdions beaucoup de nos concitoyens immigrants qui, une fois que leurs enfants atteignaient l’âge de l’université, déménageaient à Ottawa ou même au Québec afin de leur permettre de poursuivre leurs études en français. Le projet de l’UOF a été très bien accueilli car il s’agit notamment d’une opportunité pour les parents immigrants qui préfèrent s’installer loin des centres urbains de conserver une plus grande proximité avec leurs enfants partis étudier à l’université à Toronto. » - Fété Ngira-Batware Kimpiobi

Mme Ngira-Batware Kimpiobi est impliquée auprès de l’UOF depuis près de 5 ans, d’abord au sein du Conseil de planification, puis au Comité technique de mise en œuvre, et enfin au Conseil de gouvernance à sa création en 2018. Elle siège maintenant au Comité des finances et au Comité d’équité, de diversité et d’inclusion. À travers cet engagement, son objectif premier est de faciliter l’accès aux études universitaires en français pour les gens de la région du Niagara. Alors que son travail se résume aujourd’hui à quelques rencontres de gestion par mois, les débuts ont été plus intenses.

« Au début, durant la phase de planification, j’ai circulé à travers certaines régions pour connecter la communauté avec l’université, de manière à ce qu’il y ait des échanges. C’était très gratifiant. J’ai vu la communauté franco-ontarienne dans toute sa diversité, sa multiplicité, et j’ai été davantage sensibilisée au travail des Franco-Ontariens de longue date pour arriver à cet aboutissement essentiel. Ce fut très satisfaisant et je me sens fière d’avoir été un petit maillon de cette longue chaîne. » - Fété Ngira-Batware Kimpiobi

Elle a aussi été au front pour défendre l’UOF lors des coupures annoncées en 2018, en participant à des manifestations et en organisant des marches dans sa région du Niagara pour protester contre ces coupures. « Ç’a été des moments exaltants à défendre quelque chose d’essentiel », se remémore-t-elle.

L’engagement bénévole de Mme Ngira-Batware Kimpiobi s’étend toutefois bien au-delà de l’UOF. Elle s’implique également au sein de la Fondation franco-ontarienne, de la Coalition des Noir.es francophones de l’Ontario et du conseil d’administration du Centre francophone de Hamilton. Depuis l’apparition de la COVID-19, elle a reconnecté avec une de ses passions, les contes, une façon pour elle de conserver son « regard d’extase de l’enfance ». Elle passe donc beaucoup de temps d’un appel Zoom à un autre, pour raconter ces contes à des gens de tous les âges. Pour toute ses réalisations, elle est l’une des cinq « femmes noires, francophones et bâtisseuses : les grandes figures féministes dans le Sud de l’Ontario », ayant récemment reçu la Plaque de reconnaissance Oasis Centre de femmes. À travers ces autres engagements, elle est en mesure de porter le message de l’UOF et de faire davantage connaître l’université dans sa région.

L’UOF est choyée de pouvoir compter sur le soutien de nombreux bénévoles et personnes engagées