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Le gouvernement de l’Ontario a dévoilé les noms des six membres du conseil de planification chargé de se pencher sur l’éventuelle création d’une université de langue française dans le Centre et le Sud-Ouest de l’Ontario.

Dans un communiqué publié lundi matin, le gouvernement provincial affirme que les six personnes listées ci-dessous ont été choisies parce qu’elles ont « manifesté un solide engagement à l’égard de la communauté francophone ainsi qu’à l’égard du système d’éducation postsecondaire en langue française. »

 

Yollande Dweme Pitta, Glenn O’Farrell, Léonie-Françoise Guenang Tchatat Photo : Radio-Canada/Twitter

  • Yollande Dweme Pitta, étudiante au doctorat à l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario (Université de Toronto)
  • Glenn O’Farrell, président et chef de la direction, Groupe Média TFO
  • Léonie-Françoise Guenang Tchatat, fondatrice et présidente de La Passerelle-Intégration et Développement Économique (IDÉ)

 

 

Frédéric Dimanche, Normand Labrie, Fété Kimpiobi Ngira-Batware Kimpiobi Photo : Radio-Canada

  • Frédéric Dimanche, directeur, École de gestion de l’industrie de l’hôtellerie et du tourisme Ted Rogers, Université Ryerson
  • Normand Labrie, professeur, Institut d’études pédagogiques de l’Ontario, Université de Toronto
  • Fété Kimpiobi Ngira-Batware Kimpiobi, directrice générale de Solidarité des femmes et familles immigrantes francophones du Niagara (SOFIFRAN)

Avec cette annonce, Deb Matthews, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, et Marie-France Lalonde, la ministre déléguée aux Affaires francophones, parlent d’une « nouvelle mesure visant à améliorer l’accès à l’éducation postsecondaire en français ».

En septembre, Dyane Adam, commissaire aux langues officielles du Canada de 1999 à 2006, a été nommée à la tête de ce comité.

 

Un premier échéancier reporté

Le rapport du comité sera présenté au gouvernement d’ici l’été 2017, selon le communiqué, alors qu’en septembre, le gouvernement disait viser une date au printemps.

L’opposition à Queen’s Park n’a pas tardé à réagir à cette nouvelle.

Quand on voit des retards comme ça, cela veut peut-être dire que le gouvernement ne pense pas que c’est une priorité.

Jagmeet Singh, chef adjoint du NPD

Nathalie Des Rosiers, la nouvelle députée libérale d’Ottawa-Vanier affirme pour sa part qu’il ne s’agit « que de quelques mois de retard » afin de garantir le dépôt d’un meilleur rapport.

 

Le RÉFO insatisfait

Le regroupement étudiant franco-ontarien, qui milite pour la création d’une université de langue française dans la province, déplore l’absence des principaux intéressés au sein du comité.

On ne peut pas passer à côté du fait qu’il n’y a pas de représentants de la jeunesse au sein de ce comité, ceux mêmes qui sont en train de vivre la réalité de la vie universitaire.

Geneviève Borris, coprésidente du RÉFO

Le RÉFO aurait également aimé voir une meilleure représentation des différentes régions de la province. Bien qu’elle reconnaisse l’expertise des membres choisis, Geneviève Borris constate qu’ils représentent, pour la majorité, des organismes et des institutions torontois.

Enfin, le regroupement continue de reprocher au gouvernement de ne pas avoir donné au conseil des pouvoirs assez contraignants, craignant que son rapport reste lettre morte.

 

 

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